dimanche 11 octobre 2009

La "Mahométanerie Internationale", ou comment recycler en 2009 le mécanisme de l'antisémitisme des années 30


Les tracts de nos amis les identitaires, et les discours des souchiens qui pulullent sur le site fsetouche.com, montrent bien que leur consanguinité n'est pas le fruit d'un hasard conjoncturel ou d'un enrolement de circonstance au FN. Il y a bien une "thèse consanguine", la conviction minérale d'une supériorité indépassable de l'homme occidental blanc et chrétien sur tout autre groupe humain (groupes humains que les souchiens divisent bien entendu en fonction des phénotypes - ça donne les "races", et des confessions - ça donne les "religions").

Cette "thèse consanguine" est aujourd'hui d'un très grand dynamisme. Elle retrouve une vigueur nouvelle, depuis que des philosophes et des politiciens ont décidé qu'il fallait en finir avec la "repentance", le droit-de-l'hommisme et le progressisme. Il est donc aujourd'hui de plus en plus aisé, subversif, diablement avant-gardiste, de se dire "islamophobe", "homophobe" ou "allophobe".

Cette thèse avait trouvé à s'appliquer de façon pleinement reconnue, pleinement assumée, dans les pays européens dès les années 30. Le "Juif" était cet "ennemi intérieur", ce fourbe profiteur qui sape les fondements moraux et économiques de notre Belle et Grande Civilisation Messianico-Capitaliste. La thèse judéophobe a même pris d'étonnantes proportions industrielles, permettant l'éradication de ce que l'on qualifiait alors ouvertement de "sous-race" pendant quelques années, dans des "camps" dont nos ténors actuels mettent encore parfois en doute l'existence, histoire eux aussi de se dire subversifs et diablement avant-gardistes. Il suffit pour se convaincre de faire le tour des blogs et des sites des Poules Consanguines et des Connards Avariés.

A l'époque où les plus grands consanguins européens la dénonçaient, la "juiverie internationale" liait les patrons d'industrie et la finance mondiale, leurs réseaux et leurs agents. Par un mécanisme un peu semblable, les islamophobes dénoncent aujourd'hui pêle-mêle Al Qaeda, les ayatollahs iraniens, le Hamas palestinien, Tariq Ramadan, Youssouf Fofana, Zacarias Moussaoui et le Jamel Comedy Club, et mélangent à la fois les fondamentalistes, les terroristes, les intifadistes, les musulmans, les Arabes, les Perses, les Afghans, les Tchétchènes et les jeunes des cités, comme relevant d'une unique conspiration djihadiste et coranique. Non plus une "sédition intérieure financée par l'extérieur", mais une "invasion extérieure assistée de l'intérieur".



Aujourd'hui qu'on a "déporté" le gros des juifs en Israël, et qu'Israël est complètement parti en toupie dans une psychose militaro-raciste qui voudrait en faire la tête de pont occidentale en plein Moyen-Orient islamiste (une sorte de mécano fiévreux qui s'inscrit parfaitement dans la super-théorie du Choc des Civilisations), les Consanguins se sont calmés sur l'antisémitisme, et certains présentent même un philosémitisme très opportuniste, encouragé par nos ténors républicaniens (les chantres médiacratiques de la ré-occidentalisation des consciences, d'Eric Zemmour à Claude Imbert).

Relativisons le constat : l'antisémitisme est toujours vivace, et s'il est moins courant que l'islamophobie, il reste très virulent dans certaines couches de la population - du vieux pourri à clairon au jeune négationniste à boutons, en passant par certains extrêmistes honnis du camp d'en face, de conspirationnistes et d'anticréditistes mêlés. Mais d'abord et surtout, l'antisémitisme moderne reste dynamique. Et régulièrement nos ouailles consanguines se heurtent sur ces questions de l'antisémitisme - c'est un peu notre querelle des Anciens et des Modernes à nous.

Mais au niveau général, la tendance a évolué depuis les années 40 : à présent, le juif, c'est l'arabe. Ou le musulman, de toutes façons on s'en fout, c'est pareil n'est-ce pas ? (quoi l'Indonésie ? ça va, avec vos nuances à la con). Et comme à l'époque toute bonne famille de France pouvait avoir "son juif", aujourd'hui tout bon foyer français peut avoir "son arabe". Mais attention : quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a plusieurs qu'il y a des problèmes.

D'ailleurs les solutions des années 40 sont moins facilement envisageables avec 1,5 milliards de croyants, dont certaines minorités sont des malades mentaux sanguinaires.

Globalement, on aimerait bien, chez les souchiens, que nos compatriotes perdent cette manie colonialiste du "bon sauvage" à domicile, ce semblant d'humanisme à géométrie variable, afin de renvoyer tous les allogènes chez eux, en bloc. En attendant, et dans la tradition des petits tracts des années 30, voici quelques conseils forts utiles à observer quand vous vous déplacez en ville.

"Vigilance et Citoyenneté.
Ensemble, Soyons Dégueulasses"

Une initiative cautionnée par le Figaro, Radio Courtoisie et le "Nouveau NH"

mercredi 11 mars 2009

Iconographie consanguine

Cette semaine sur Consanguins, un éminent collaborateur du Dring de Davide PURsang nous livre une amusante iconographie consanguine, qui montre que notre conviction est le véritable universalisme humain, et que la consanguinité est une exigence forte qui se traduit dans toutes les langues et se décline sous toutes les latitudes. Plus que jamais, frères consanguins, devant les dangers de la mondialisation, devant les vices du cosmopolitisme et les perversions du sexe interracial, il nous faut rappeler que pas d'ça chez nous, nomdidjuu. Histoire.


La nostalgie de l'apartheid en Afrique du Sud nous étreint 
souvent, surtout lorsque nous visualisons une édition du Jamel 
Comedy Club ou lorsque Mouss Diouf apparaît dans l'écran 
à l'heure du dîner. Gageons qu'un jour, de tels écriteaux fleuriront 
en France, pour un vrai Service Public.


L'antisémitisme de sinistre mémoire s'est longtemps exprimé 
sur les murs allemands et dans les échoppes du peuple germanique, 
qui était pourtant animé d'une belle et saine révolte vitaliste. 
Mais la "juiverie internationale" ayant disparu de notre vocabulaire, 
les petits écriteaux de l'entre-guerres ont fait de même.


Le dynamisme économique et l'élévation spirituelle de nos 
frères américains ne sont un secret pour personne. 
Ils sont également un privilège pour certains, 
et que les mécontents se souviennent du sort fait aux amérindiens 
avant de ramener leur bons sentiments dans la conversation. 
Un wetback est un parasite, donc on doit l'éliminer.


Dynamisme encore, politique celui-là : l'état d'Israël sait 
comme nul autre prôner la consanguinité, 
et tenir à l'écart ses parasites mahométans. 
C'est le prix de la lutte contre le terrorisme arabe, 
que d'aucuns devraient méditer sous nos latitudes bourgeoises, 
droit-de-l'hommistes et socio-démocrates.


De tous temps, la consanguinité nous aiguillonne. Il faut savoir s'engager, et quel meilleur engagement qu'un enrôlement sourd et aveugle parmi les rangs des combattants suprémacistes ?

What have you done for your race and faith today ?

lundi 26 janvier 2009

Fun-fascism is fun ! Bloggez, bloggez, la démocratie vous y autorise ! Dégueulez, dégueulez, la France en a besoin !


samedi 10 janvier 2009

Entre ici, Jean-Feuques Consanguin

Entre ici, blogger réac, fier lecteur de Maurice Gné Dantec ou d'Alain "battling" Soral, entre ici fier moine combattant de l'Oxydant Dégradé, que les impies et les nihilistes des forces bobolchéviques et anarcho-gauchistes veulent réduire au matérialisme pacifiste afin de plus sûrement encore le livrer aux hordes mahométanes qui déferlent déjà !

Entre ici, blogger natio, fier défenseur d'une certaine idée supérieure de l'Homme, et surtout d'une idée certaine de l'homme Supérieur ! Nous sommes tes frères, John, nous sommes tes frères de sang, (enfin par précaution on va éviter de les mélanger, nos sangs, on a horreur des salades sur le mélangisme et toutes ces convocations au cosmopolitisme, et en plus on voudrait pas choper des maladies d'invertis, sait-on jamais).


Entre ici, internaute identitaire, cher enfant de Souche, entre ici, François, Siegfried ou Jean-Silvio, car en vérité je te le dis, tu suis la Lumière, en toi l'Esprit souffle, ça souffle très fort, par tous les trous, ça exsude et ça suinte, cher enfant en guerre contre la dhimmitude ! Toi tu as compris l'Evangile Métacognitif des Déclinologues, toi tu as su entendre ses prophéties, et l'Annonciation du renouveau du Saint Empire Oxydantal sur les ruines de la vieille Europe et de sa basse idéologie des droits de l'homme, sur les cendres des charniers de la bien-pensance hyperfestive et de la vacuité libertaire de nos contemporains !

Entre ici, jeune Réac Percuté, Starship Trooper de local à poubelles, cher croisé des temps modernes ! Abandonne ta playstation et oublie tes pornos, car nous sommes les Consanguins, et tu es des nôtres. Ensemble, avec NOS cyberdégobilleurs à poil ras, nous déclencherons la REPRISE CONTRE-SOIXANTUITARDE, le RETOUR DU ROI.

dimanche 14 décembre 2008

Haleine de loup et queue de renard

Quand José Desensio évoque ensemble l'horrible meurtre d'une jeune femme  et les pulsions criminelles contre l'anti-France qui le saisissent et l'animent, sa terrible consanguinité prend des teintes tout bonnement extatiques. On le voit presque jouir à longs traits à l'idée d'assassiner un jour quelque ordure criminelle - ou à défaut n'importe quelle petite frappe de banlieue, histoire de s'défouler un peu et de rappeler qu'il existe des castes et des hiérarchies dans cette putain de société nihiliste, bordel de merde. On notera l'attitude bizarre qui consiste, pour rendre hommage à une défunte, à s'imaginer en père ou époux avide de tuerie. Plus que jamais fauve christique, le Ftalker érige le fantasme consanguin en véritable fulminatio excrementiis, en avouant au passage son profond désaccord avec la pudeur de la famille affligée.

Le Ftalker prévient pourtant dès la première ligne : "Quelques minutes de recherche sur la Toile vous chevillent au corps le dégoût." Ou comment la brutalité barbare et l'assassinat sanguinaire appellent la profession de foi presqu'aussi barbare et sanguinaire. Le billet de notre ami démontre avec brio à quoi peut mener l'esprit de vengeance. Eclat rageur et dégueulis obscène, le Ftalker est le genre de convive qui commence par tousser à table avant de se rouler dans les assiettes en gerbant jusqu'à ce qu'un monstre lui sorte de la poitrine.


...ça doit être le chilindron qui passe paa-aaarraaaaaaarggh !

Morceaux choisis :

"Je ne pleure pas le décès, pour le moment (et sans doute à jamais) accidentel de centaines d’imbéciles basanés poursuivis et envoyés en enfer par la police pour de menus forfaits. Je pleure en revanche l'assassinat d'une innocente. Je maudis ce meurtre commis par un sale fils de pute, je maudis ce meurtrier jusqu'à sa six cent soixante sixième génération (à Dieu ne plaise que ce chien devienne père !), je maudis le meurtre et le meurtrier et je me contrefiche de ma damnation éternelle, na ! Ma colère est immense contre les prétendus catholiques, la leur semblant si minuscule en fin de compte : dans quelques jours, la messe dite sur un cadavre encore fumant, ils retourneront à leur petite vie, à leur défense (ô combien légitime, il me faut le hululer) de la vie intra-utérine. (...)

Il est scandaleux, je vais plus loin, il est absolument scandaleux que la France, au moins par la voix de ses élites politiques et intellectuelles, au moins par les voix (aussi dissonnantes – non ? disssonnantes ? dizonantes ? tisonamtes ? – qu'on le voudra) de ses organes de presse, soit absolument incapable d'honorer sa mémoire. Elle n'en est pas capable ? Non, je dis une bêtise : elle ne le veut pas, tout simplement. Elle ne le veut pas parce qu'elle n'est plus encharnée dans une foi rayonnante, simple, voire niaise. Aujourd'hui, cette foi (mais peut-on encore lui donner ce nom ?) ne survit plus que dégénérée, faible, plaintive, consensuelle, socialiste voire communiste, en un mot lâche, dans certains milieux puant les bons sentiments hérités de mai 68 (what else ?). (...)

J'ai failli vomir en me relisant.

Le vocabulaire que j'utilise pour stigmatiser ce meurtrier est volontaire bien sûr et, en grande partie, il fait contrepoids à Libération. À vrai dire, le pire des démons, George Marchais, Robert Hue, Che Guevara si l'on veut, le plus atroce tueur de bourgeois est aussi éloigné de la malfaisance surnaturelle du plus insignifiant des démons que le vol stochastique d'un moucheron de celui, ample et souverain, du sphinx. (Addendum : si vous comprenez cette dernière phrase, je vous offre mon dernier recueil, + 100 euros.)

A venir : ma défense de la peine de mort.
Rira bien qui rira sur l'échafaud. 
Ah !
Ah ah ah !
Arrgh !
"

Saluons au passage le vibrant hommage que le rédacteur en chef du très pertinent Valeurs Actuelles rendit au Ftalker par email interposé :

"Monsieur,

je viens de lire la longue dissertation que vous avez commise sous le prétexte d'évoquer (celle) qui fut l'une de nos stagiaires décérébrées que vous vomissez par ailleurs, comme vous vomissez tout au long de cet interminable texte toutes les pieuses fadaises qu'elle chérissait, au motif que vous l'auriez mieux comprise que tout le monde – et mieux qu'elle-même sans doute. Il est vrai que c'est en cette capacité de tout comprendre mieux que quiconque que réside votre immense talent que vous n'en finissez pas de proclamer à la face d'un monde odieusement indifférent - sans doute faut-il voir là la preuve indéniable d'une des ces conjurations des imbéciles qui sont la consolation éternelle des génies incompris comme le vôtre. Je puis pourtant me targuer d'être à l'origine de cet hommage paradoxal, puisque vous avouez en note que c'est le dépit d'avoir été censuré (quel malheur en effet que nous ayons privé les lecteurs de Valeurs actuelles d'une prose si puissante, si claire, si concise et subtile) sur notre blog qui vous a incité à déverser ainsi votre bile salvatrice.

Je vois en tout cas que votre capacité de haine est toujours aussi incommensurable, à la mesure de l'idée que vous vous faites de vous-même. Je vous souhaite de pouvoir continuer longtemps à jouir ainsi solitairement, ou en compagnie de quelques autres génies injustement méprisés de votre acabit, de votre propre éloquence : c'est ce qui, de toute évidence, vous arrivera de mieux tout au long de votre existence.

Sincèrement et imbécilement vôtre,

Laurent Dandrieu."

mardi 2 décembre 2008

Mésanges à Réaction

Scribouilleurs réacs sans talent, cyberdégobilleurs à poil ras, bloggers nationalistes métafrustrés, ayatollahs identitaires, écrivaillons de sous-bock, chroniqueurs hydrocéphales, macaques xénophobes plaintifs, souverainistes génétiquement modifiés et pleureuses du Grand Occident Menacé : vous êtes les nanars de droite et les fun-fascistes, vous êtes les consanguins ! Vous proliférez dans les coins et jouez les martyrs, agglutinés en grappes malsaines. 

Crânes convexes et corps caverneux, les consanguins sont des troglodytes fragiles dont l'étude est étonnante. Ils forment un anachronique microcosme spongieux, rempli de bactéries intégristes, que nous parcourons munis de notre frontale, d'un masque étanche et d'un bâton de pèlerin.

Et notre blog, mes frères consanguins, n’est fait que de cela : une prospection spéléologique en apnée, une fouille archéologique dans la réacosphère souchienne, une dissection de la cervelle identitaire, une véritable descente aux enfers consanguins. 


Les consanguins sont des trolls coprolaliques et difformes qui se prennent pour des gladiateurs blonds. Et nous sommes leurs sentinelles.


mardi 25 novembre 2008

Narcisse Myspace

Et pendant ce temps, Morsay usurpe et scatologise... Le brillant Ftalker a envoyé 500 spams afin que quelques ahuris viennent lui administrer de longues léchouilles sucrées. Il en profite encore, le bougre ! pour insulter deux âmes perdues qui poussent le lèse-majesté jusqu'à émettre un petit bémol dans le concerto de louanges que le fier critique solitaire a sollicité auprès de ses groupies. Car ce grand pourfendeur de la vacuité post-moderne et de "l'universel reportage" revendique ses contradictions, et ne manque au final JAMAIS une occasion de se contruire sa propre légende, celle avec laquelle il s'endort le soir en suçant sous pouce, celle qui le rassure et l'anime : nan, il n'est pas RIEN !! Il est tout, au contraire ! Ah ! C'est dit !! C'est même dit et redit !!!

Nous vous en prions José : gardez courage ! Seules les oeuvres resteront. Le bavardage médiatique meurt sitôt proféré. Votre bleug contribue à l'écho des oeuvres. Le reste est risible ou pitoyable selon l'humeur du réactionnaire authentique. Tenez : aurions-nous connu l'oeuvre de Nicolas Gomez Davila sans vous ? Vous savez bien, vous, qu'écrire après Auschwitz, c'est écrire non pas pour exister auprès de ses e-potes, mais pour empuantir ses contemporains autant que possible, et asphyxier l'homme du XXIème siècle. De même qu'il existe une communion des saints, il existe une communion des consanguins que nous sommes, et le glaive à la main, banzaï !

Au fond, courageuse pétrolette, mettez-vous au travail et cessez de donner votre caviar sombre aux cochons coprophages, vous l'adoré serviteur trouble de notre Réaction désorientée, qui vous complaisez dans le recyclage d'eaux usagées, urine et basses œuvres, trous de serrures et lieux d’aisance, vous transformant, concrètement, comme d'autres vous l’ont déjà dit, en un « pitoyable et repoussant égoutier », sous couvert d'exégèses catarrheuses qui illustrent merveilleusement votre belle idéologie bactériologique, et au prétexte d’une mission d'autopsie de la France et d'sa langue, de dénoncer les tares innombrables de la quasi-totalité de vos contemporains - nous mis à part bien entendu, nous vos lecteurs, qui coagulons en grappes sur chacun de vos textes.

Courage, ami José ! Courage et foi, redoutable Ftalker ! Un jour vous serez reconnu, des écuries littéraires aux conférences de presse l'on se prosternera ! Peut-être même qu'à l'Elysée Nicolas vous recevra ! (Bah oui ! Réfléchissez : il a déjà copiné avec Christian Clavier et avec Gianfranco Fini, vous avez donc toutes vos chances grand polémiste !). En attendant cette aussi médiatique que méritée reconnaissance, allez, vous pouvez bien demander de temps en temps à votre petit lectorat jauni de venir vous suçoter l'ego, noble combattant !

Et n'oubliez pas, votre altesse... vos ennemis, les techno-gauchistes - ces odieux nihilistes, ont tort : le monde entier pue des ovaires !  Ah ! C'est dit !

* * *

jeudi 13 novembre 2008

Poules consanguines et connards avariés



Rats de latrines et tiques de grenier,
Mycoses porcines et larves de sommier,
Finis à l'urine et résidus d'évier,
Grasses vermines et esprits cendriers,
Poules consanguines et connards avariés.


Nous sommes une armée, mais si ! Aux ordres du Gné,
Nous mangeons nos morts, nous sentons des pieds,
Notre jour arrive ! Suffit d'aboyer !
Brutes réactionnaires et ploucs à préjugés
Poules consanguines et connards avariés.


Vous connaissez pas ? Vous allez kiffer !
Vous aimez la haine ? Vous êtes invités !
Aujourd'hui mon blog, demain l'monde entier !
Chier de la phobie : c'est notre métier
Goules consanguines et connards avariés.


Noirs, jaunes, rouges et cafés : tout est à brûler,
Papa m'a dit ça ; le tenait de pépé,
Le Sein de Maman, jamais n'ai renié,
D'ailleurs c'est pas vrai, qu'elle est vérolée !
Bouffons anonymes ou starlettes connectées.


Notre sang est pur ! Nos selles parfumées !
Et à part bien sûr ce problème d'acné,
Nous sommes blonds et chauds, autant que lettrés,
Notre littérature vaut son poids - de viande périmée
Poules consanguines et cafards englués  


Ah, depuis Sarko, on relève le nez !
De nos jours on peut – enfin – insulter,
Salir et mentir : tout comme chez Ruquier.
C'est l'ère de tous ceux qui aiment vraiment puer
Poules consanguines et connards avariés !



C'est le Paradis, pour tous les sous doués !
Les bourrins arrivent, honnêtes gens tremblez !
Les crachats pleuvront, le bon sens violé
N'attristera que ceux qui aiment s'emmerder
Monstres progressistes et pacifistes drogués


Oh les jours bénis que ça nous promet !
Le carnaval des cons est prêt à défiler,
Sans voix pour l'ouvrir, sans tête dépasser !
Et pour se faire bien voir, faites comme moi : stalkez
Poule consanguine et connard avarié.


Guerriers sans pine et salauds de métier,
Moines de vitrine et mystiques en papier,
Raclures de webzines et bouffons orduriers,
Qui sans cesse couinent depuis leurs terriers,
Poules consanguines et connards avariés.

La Consanguinité est un anticonformisme. Puisque les constructions sociales humaines ont une horrible tendance à la diversité, au mélangisme et à l'interpénétration, les Consanguins se doivent de détourner les fruits principiels de cette hominisation cosmopolite. Le pluralisme, la démocratie, la laïcité et la liberté d'expression, doivent être retournées contre elles-mêmes, instrumentalisées, pour légitimer les interminables vomissements xénophobes des consanguins. La Consanguinité est une tare héréditaire et auto-immune. Rien de plus exaltant que d'attendre la Contre-Révolution, quand on bénéficie des révolutions précédentes. De nos jours, être faf c'est branché !


Car dans un monde réellement renversé, un splendide réactionnaire peut se dire anticonformiste. On revendique sa tribalité, streetwear et décomplexée. Un loup peut se prétendre un agneau, et un mouton peut se faire passer pour un lion. Alors Consanguins, restez vous-mêmes, cons et racistes, veules et intégristes. On appellera ça de l'originalité ! La Consanguinité c'est cool, le fun-fascisme c'est hype, on peut être une ordure de première bourre, un raclon à pedigree ou une baltringue raciste, et le clamer haut et fort. J'ai envie de dire : yeah...


Parce que le monde a toujours été injuste avec les fascistes.