Les tracts de nos amis les identitaires, et les discours des souchiens qui pulullent sur le site fsetouche.com, montrent bien que leur consanguinité n'est pas le fruit d'un hasard conjoncturel ou d'un enrolement de circonstance au FN. Il y a bien une "thèse consanguine", la conviction minérale d'une supériorité indépassable de l'homme occidental blanc et chrétien sur tout autre groupe humain (groupes humains que les souchiens divisent bien entendu en fonction des phénotypes - ça donne les "races", et des confessions - ça donne les "religions").
Cette "thèse consanguine" est aujourd'hui d'un très grand dynamisme. Elle retrouve une vigueur nouvelle, depuis que des philosophes et des politiciens ont décidé qu'il fallait en finir avec la "repentance", le droit-de-l'hommisme et le progressisme. Il est donc aujourd'hui de plus en plus aisé, subversif, diablement avant-gardiste, de se dire "islamophobe", "homophobe" ou "allophobe".
Cette thèse avait trouvé à s'appliquer de façon pleinement reconnue, pleinement assumée, dans les pays européens dès les années 30. Le "Juif" était cet "ennemi intérieur", ce fourbe profiteur qui sape les fondements moraux et économiques de notre Belle et Grande Civilisation Messianico-Capitaliste. La thèse judéophobe a même pris d'étonnantes proportions industrielles, permettant l'éradication de ce que l'on qualifiait alors ouvertement de "sous-race" pendant quelques années, dans des "camps" dont nos ténors actuels mettent encore parfois en doute l'existence, histoire eux aussi de se dire subversifs et diablement avant-gardistes. Il suffit pour se convaincre de faire le tour des blogs et des sites des Poules Consanguines et des Connards Avariés.
A l'époque où les plus grands consanguins européens la dénonçaient, la "juiverie internationale" liait les patrons d'industrie et la finance mondiale, leurs réseaux et leurs agents. Par un mécanisme un peu semblable, les islamophobes dénoncent aujourd'hui pêle-mêle Al Qaeda, les ayatollahs iraniens, le Hamas palestinien, Tariq Ramadan, Youssouf Fofana, Zacarias Moussaoui et le Jamel Comedy Club, et mélangent à la fois les fondamentalistes, les terroristes, les intifadistes, les musulmans, les Arabes, les Perses, les Afghans, les Tchétchènes et les jeunes des cités, comme relevant d'une unique conspiration djihadiste et coranique. Non plus une "sédition intérieure financée par l'extérieur", mais une "invasion extérieure assistée de l'intérieur".

Aujourd'hui qu'on a "déporté" le gros des juifs en Israël, et qu'Israël est complètement parti en toupie dans une psychose militaro-raciste qui voudrait en faire la tête de pont occidentale en plein Moyen-Orient islamiste (une sorte de mécano fiévreux qui s'inscrit parfaitement dans la super-théorie du Choc des Civilisations), les Consanguins se sont calmés sur l'antisémitisme, et certains présentent même un philosémitisme très opportuniste, encouragé par nos ténors républicaniens (les chantres médiacratiques de la ré-occidentalisation des consciences, d'Eric Zemmour à Claude Imbert).
Relativisons le constat : l'antisémitisme est toujours vivace, et s'il est moins courant que l'islamophobie, il reste très virulent dans certaines couches de la population - du vieux pourri à clairon au jeune négationniste à boutons, en passant par certains extrêmistes honnis du camp d'en face, de conspirationnistes et d'anticréditistes mêlés. Mais d'abord et surtout, l'antisémitisme moderne reste dynamique. Et régulièrement nos ouailles consanguines se heurtent sur ces questions de l'antisémitisme - c'est un peu notre querelle des Anciens et des Modernes à nous.
Mais au niveau général, la tendance a évolué depuis les années 40 : à présent, le juif, c'est l'arabe. Ou le musulman, de toutes façons on s'en fout, c'est pareil n'est-ce pas ? (quoi l'Indonésie ? ça va, avec vos nuances à la con). Et comme à l'époque toute bonne famille de France pouvait avoir "son juif", aujourd'hui tout bon foyer français peut avoir "son arabe". Mais attention : quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a plusieurs qu'il y a des problèmes.
D'ailleurs les solutions des années 40 sont moins facilement envisageables avec 1,5 milliards de croyants, dont certaines minorités sont des malades mentaux sanguinaires.
Globalement, on aimerait bien, chez les souchiens, que nos compatriotes perdent cette manie colonialiste du "bon sauvage" à domicile, ce semblant d'humanisme à géométrie variable, afin de renvoyer tous les allogènes chez eux, en bloc. En attendant, et dans la tradition des petits tracts des années 30, voici quelques conseils forts utiles à observer quand vous vous déplacez en ville.
"Vigilance et Citoyenneté.
Ensemble, Soyons Dégueulasses"
Une initiative cautionnée par le Figaro, Radio Courtoisie et le "Nouveau NH"








